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Engouffrons-nous dans la route, ce soir mon ami,
Filons à travers les alentours noirs et blancs,
Tu vois comme l'horizon enfin s'est remis,
Avec la folie, à guetter nos vilains plans.
La vitesse arrive, la musique porte l'air ;
Laissons la vie derrière, pour le souvenir,
Si l'élan nous perd, alors surtout accélère,
Emprisonnons le présent, tuons l'avenir.
L'aube suit la route, vers la ville qui attend
Qu'on repose un peu nos sacs -dans son luxe rance,
Qu'on goûte aux ruelles, aux places brunes d'antan,
Dans la chaleur élégante, qui berce l'errance.
Si la vague arrive, alors surtout accélère,
Assassinons le présent, pour le souvenir,
Reprenons nos sacs, là-bas le soir est plus clair,
Là-bas la danse du temps oublie de finir.
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