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…..Dans les siècles des siècles …..
Egarés dans les siècles des siècles, sans modèle et sans forme,
Ils dorment, les Défunts, communément et séparés, d’un sommeil
Immortel et dans l’apaisement suprême du Retrait…..
Ils ont rejoint, sans visage et les mains inutiles, dans quel Lointain
Et dans quelle Autreté, leur propre impossibilité, le pays sans pays
Du silence et la stérile Absence, l’Immensité du Non au couvert de
L’abri, l’ombre de l’Initial et de l’Ouvert et le mystère fertile de la
Non-Vérité…..
Veille ardente aux paroles anciennes ensevelies sous la cendre des
Siècles, aux fragments difficiles, aux monuments intenses et
Tronqués, aux improbables legs, aux écritures désertées, aux images
Tentées, veille ardente aux sentences premières, aux premiers
Artifices des premières Pensées et traversant les Siècles jusqu’à nous
Remontées, veille ardente aux phrases initiales, à l’éclair, à la trace
Des mots premiers gravés qui signifièrent l’Ouvert et le Terrible, la
Puissance et la Chance, le Vivant et le Deuil…..
Dressés et malhabiles sur la corde du Temps, dans les siècles des
Siècles, nous répétons les figures inlassables, les danses et les
Fables et les acrobaties, les peurs et les techniques et les
Conjurations, Immunité, Survie, les chants et les leçons pour
L’Impossible et l’Extraordinaire, veillant et dormant tour à
tour dans l’attente et l’oubli, nous initiant toujours au Falloir,
Au Pouvoir, Fête et Détresse de l’Exil dans les siècles des
Siècles et dans l’Egarement…….
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