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Il tremble devant ses esclaves
Par ces sensations douces et légères
Tu continus ta route sans échecs
Sur les flots du sang et de la sueur
Tu arpentes le ciel, tu crées le déclic,
Tu fais naître l’étincelle première
Qui enflammera le trône du cheikh.
Il tremble devant des esclaves
Qui brisent les chaînes et le fixent
D’un regard perçant, des caves
Les cris font vibrer son hélix
Et tomber les fleurs des draves
Qui donnaient l’éclat à son luxe,
Et détruisaient cette obéissance
Faisant de la sujétion un devoir
De faire ressusciter l’arrogance
Et la sauvagerie d’une préhistoire
Dans la profondeur d’un silence
Qui les empêchait de bien voir.
Dad Allaoua
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