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Nos années sont bercées de vagues en sommeil
A la houle affectée de quêtes éperdues
Qui nous laissent au cœur, en absence d'éveil,
Des rêves dévoyés aux causes entendues.
Et, las, l'on ne tient plus qu'à un fil de l'errance,
Abondée au long cours en notre âme hésitante
D'un destin de hasard que l'on sait, de conscience,
Dans l'oubli des passions que le désir enfante.
Se plaire, seulement… rejeter l'amertume
De ne savoir guider un bateau qui dérive
Et ignorer les vents, la rage de l'écume
Qui ne seront jamais de ceux que l'on avive.
Saura-t-on retrouver, aux âges qui nous rident,
Sans qu'une nostalgie aux langueurs délétères
Nous incite à vieillir dans l'attente d'un vide,
L'idée de nos projets et vouloirs éphémères
Dans la brise marine d'une vague dernière…?
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