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Le plongeur
Il regardait les draps défaits dans la lumière.
Puis voyait ,les yeux clos le corps nu, étendu
Parcouru de frissons, il fut longue rivière
Où il avait nagé en pays inconnu.
Poisson au ventre doux qui rampait sous sa main
Et dérobait l’accès de son antre aquatique
Dans les ombres moussues du jardin sous-marin.
Tendre mais impatient devant l’entrée mythique .
Si douce est la rivière au goût de coquillages
Et dans la grotte glisse un courant tiède et chaud …
Le désir y gonflait en des remous sauvages
Saisissaient le nageur cerné de leurs anneaux .
Alors le sang grondait sous la peau bourdonnante
En suave caverne, cerné en sa paroi
Si près de l’abandon, en souffrance haletante
Dans le bleu, naufrager de plaisir et d’émoi.
Puis se laisser mourir près de son eau dormante.
Anita
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