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Union
Tu voudrais être tout en elle,
Et elle tout en toi ;
Tu la pénètres au plus profond,
Elle s’enfonce au creux de toi ;
L’entrelacs de vos jambes,
Et l’entrelacs de vos langues
Sont impuissants à vous fondre.
Tu te laisses tomber dans le fond de ses yeux.
Tandis qu’elle te cherche dans l’or de tes iris,
Tu voudrais t’unir à elle pour toujours
Et la sentir tout à toi par amour.
Tout doucement, tout lentement,
Tu la remplis toute entière.
Ses sources intérieures te conduisent.
Mais elle te caresse et ton jaillissement
Se mèle à ses eaux dans une fulgurance
Hélas trop passagère.
Et toi qui rêvais d’union éternelle, tu t’endors,
Dans le creux de ses bras, rejeté déjà sur ses rivages ;
Ami encore, mais déjà plus amant.
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