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J’ai vu ce matin , en passant
Le bord de mer du printemps .
C’est dans mon réveil matinal
Dans les rayons du grand calme .
Elle était seule sur la plage en bas
Elle m’a semblé flotter sur le fracas
Une robe éphémère pale et rose …
Dans la lueur boisée elle pose .
Ses pieds nus laissent des pas
Un plus un , elle est là.
Ses cheveux blonds sont des lueurs
Elle danse sur l’eau du bonheur.
Regardez ! le sable jaune , la mer verte !
La fille du tableau court à sa perte .
Deux et deux , je respire les pins
C’est ainsi que je suis bien .
C’est au large de Treizmalaouen .
Les dauphins sautent pour la peine .
Ils saluent la joie du monde ,
la fée des eaux et des ondes .
Elle existe car je l’ai vu
Et même que j’ ai rien bu
Sauf un peu de l’eau salée
Que dans ses pas elle a laissé.
Elle jouait avec des bulles de savons
Dans le soleil , des étranges ballons
Des arcs en ciel légers et inutiles ,
J’en ai le cœur battant et futile .
Merci , je lui disais de loin
D’être si belle et sans fin .
Et les bulles de savons s ‘envolent enfin
Dans l’air du large vers le lointain .
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