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La veuve de l’amour.
La veuve de l’amour, à la vie rapiécée,
Marche sur des chemins bordés de solitude.
La trace de ses pas tout de suite effacée
Par le temps de l’oubli, le pli de l’habitude.
L’argent tisse ses fils dans les cheveux défaits
Soulevés par le vent qui farde le visage.
Une mélancolie floute toujours ses traits
Envahie son regard aux couleurs de nuage.
En silence elle va, sous un ciel étoilé,
Ecoute les oiseaux et regarde la vague,
La veuve de l’amour au cœur raccommodé
Avance les mains nues sans l’ombre d’une bague.
Anita
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