imparfaitlibre le samedi 09 avril 2011, à 23:01 -Notre pire ennemi ne peut nous faire autant de tort,
Que la folie de nos propres pensées.
Nul ne peut, autant nous aider,
Que la compassion de nos propres pensées. »
que je suis bien d'accord avec toi!
Notre paix intérieure, notre bonheur, notre sérénité ne dépend pas du monde qui nous entoure, mais simplement de nous-mêmes. Savoir trouver cette paix nous ouvre le chemin de la liberté de notre coeur, de faire nos propres choix, d'être simplement ce que nous sommes sans plus ni moins. Ouvrons les yeux sur nous et osons affronter notre regard dans un miroir sans colère et sans haine parce que personne n'est responsable de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et de ce que nous serons.
amitiés sincères Vincent.---
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Loïc le samedi 09 avril 2011, à 23:13 Citation initiale très juste : surtout les deux premières lignes pour moi, car je ne suis pas encore un champion de la compassion -- mais croyons-y, ça viendra. Oui, l'ennemi intérieur, l'avocat des basses pulsions, est un individu habitant à mon adresse, et que j'ai mis sous si haute surveillance que je lui souhaite bonne chance pour me surprendre encore (mais il ne faut jurer de rien). C'était d'ailleurs le sujet d'un de mes récents poèmes, "Le Visage Dans L'Ombre".
Qu'entends-tu par "Quand la gourde est vide" ? On dirait un postulat qui ne peut s'appliquer à tout être humain. En effet, on remaque plutôt que la gourde est rarement vide, tout le monde ayant d'ultimes certitudes auxquelles s'accrocher -- et partant, des raisons de ne pas tout remettre en question. A la rigueur, peut-être que la gourde totalement vide serait un bien pour un mal, puisqu'il faudrait reconstruire quelque chose.
J'aime bien la fin (à part "juste" qui me fait toujours penser à un jugement de valeur, mais on en est tous là, Dieu sait que je ne me prive pas de dispenser mes opinions sur le bien et le mal) ; ce que j'aime, donc, c'est "un autre au-delà". Impossible de savoir ce que tu avais personnellement en tête, mais ça n'a pas d'importance dans la mesure ou, 1) tu ne pourrais pas forcément expliquer clairement un ressenti personnel, et 2) le terme "autre au-delà" permet à chacun de réfléchir sur soi. Il m'est déjà arrivé de mentionner que les prises de conscience peuvent être aussi brutales qu'inattendues, et que le monde peut basculer en une seconde, puisqu'il dépend de notre perception -- à condition de rester ouvert au changement. Personnellement, je ne vois rien de pire que de s'enfermer volontairement pour la vie dans un système de pensée forcément imparfait. Tout se module, tout change, et il n'y a pas de défaite dans cette modulation ; à 20 ans, j'étais fier de certaines idées que je remets à présent en question, et bien que la seule chose que je puisse faire actuellement est prôner mes opinions, elles ne valent que ce qu'elles valent pour moi en cette année 2011, et je ne sais pas, comme personne ne le sait pour soi, ce que je serai dans 10 ans. L' "au-delà" qu'on n'imagine pas aujourd'hui peut surgir à tout moment. Et heureusement. Rester la même personne toute une vie serait à bâiller.
Amitiés |
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Loïc le samedi 09 avril 2011, à 23:15 Tiens, Imparfait a commenté en même temps que moi ! Intéressante, la différence de réaction à la citation. La preuve du chaos de la perception, s'il en est. |
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vs591 le dimanche 10 avril 2011, à 14:49 ----Loïc, Je pensai que tu mes ferai cette remarque sur la deuxième partie de la citation.
Mettant, toi même, sous haute surveillance, tu exerces, à mon sens une forme personnelle de compassion !?
"Juste" n'est pas un élément de valeur, mais d'équilibre. Le jugement de valeur , par définition, est déjà de partie pris .
" Juste" à mon avis, c'est avoir le regard du dehors, hors d'atteinte de nos souffrances et de nos désirs.
Un " autre au delà" permet d'aborder, l'impermanence des choses différemment . Si l'on accepte ce fait, l'au delà n'est pas, mais est déjà autre chose, et cet autre chose côtoie la permanence de la modification de toute chose.
Ce que tu es, sera autre !
D'où, pour en revenir à mon propos, la pensée ne peut être certitude, car si elle ne peut se modifier, elle n'est plus !
Là , j'en reviens à la gourde. Si l'on ne prend pas soin de la remplir, la pensée ne sera que cette poussière engendrant la souffrance.
Ce n'est que mon ressenti, bien sur, et je te remercie de la pertinence de tes mots.
Que le bonheurs te guide
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vs591 le dimanche 10 avril 2011, à 15:09 ---- Imparfaitlibre . Heureux de te retrouver au travers de ton commentaire.
"Notre paix intérieure, notre bonheur, notre sérénité ne dépend pas du monde qui nous entoure, mais simplement de nous-mêmes."
Petit désaccord.
La paix intérieur ne peut être sans l'harmonie avec l'extérieur ! Tout est lié, nos choix ,notre bonheur ne peuvent s'accorder uniquement avec l'attente du bonheur universelle. Ils doivent, à mon sens, s'orienter pour nous même et s'engager en l'intention, l'acte juste vers l'harmonie de toutes choses.
Mais, comme tu le sous entends, accepter de modifier nos comportements en est la clé !
Que le bonheur te guide
Vincent
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Loïc le dimanche 10 avril 2011, à 16:22 "(Te) Mettant, toi même, sous haute surveillance, tu exerces, à mon sens une forme personnelle de compassion !?"
Là, si tu peux développer, je veux bien. Je suppose que tu es d'accord avec le fait que tout ce qui nous pousse à exploser ou à faire des bêtises est quelque chose qu'en tant qu'homme adulte, et non simple animal, on a devoir d'essayer d'harnacher afin d'avoir un plus grand recul dans la façon d'aborder la vie, mais j'ai du mal à relier ça à ton terme "compassion personnelle".
"Si l'on accepte ce fait, l'au delà n'est pas, mais est déjà autre chose" ; là on s'est compris. Le terme ne s'applique pas lorsqu'on sait que tout change de seconde en seconde. Les pensées sclérosées vont à l'encontre du perfectionnement (même s'il est certain qu'il ne faut pas faire *exprès* de changer, il faut que ce soit naturel). On n'atteindra sans doute jamais la fameuse "fin de l'Histoire", mais autant ne pas contribuer à enrayer le processus en se cantonnant dans des réflexes préhistoriques.
Pour la gourde : d'après ta réponse, il semble encore y avoir un jugement de valeur (et encore une fois, c'est normal) : la gourde doit être pleine de "bonnes" choses. Mais considère combien d'humains sont persuadés que leur gourde est pleine alors qu'elle ne l'est pas par tes critères. La détention de la vérité est très subjective. Hitler voulait, avec les meilleures intentions, changer le monde pour le mieux. "Les meilleures intentions", "le mieux", tout ça *selon lui*. Sa détermination infaillible (jusqu'à l'obsession) montre clairement que sa gourde était pleine. Si massacrer des Juifs était nécessaire à ses yeux à l'amélioration du monde, alors c'était forcément bien.
La question est donc *quoi mettre dans la gourde*. Et c'est là que malheureusement, les opinions vont forcément diverger d'une personne à l'autre, si on voit le sujet de manière carrée et cynique. Peut-être que finalement (je ne sais pas s'il existe une citation bouddhiste pour ça), la façon la plus simple de voir les choses est ce qui est dit dans le film anti-haine "American History X" : "Est-ce que tout ce que tu as fait a rendu ta vie meilleure ?" Pas de doute, la peur et la haine n'ont jamais rendu la vie meilleure. C'est sans doute en faisant un bilan détaché et honnête qu'on réalise de quelle manière le fameux "ennemi intérieur" nous pourrit l'existence.
Amitiés |
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imparfait le dimanche 10 avril 2011, à 17:13 Je viens de déménager et je suis actuellement en formation sur Bordeaux alors je ne rentre chez moi que le samedi soir tard et repars le mardi matin mais dès que je rentre je viens sur le site et je lis les poèmes des amis.
Pour en revenir à mon ressenti, justement, je pense que c'est en faisant avant tout la paix avec soi-même que l'on est apte à s'ouvrir sur le monde extérieur.
tant qu'on ne comprend pas qui on est, et pourquoi on est, il est impossible de comprendre qui est l'autre.
Aujourd'hui j'ai toujours un dicton dans la tête, un dicton qui m'aide bien souvent avant de prendre une décision face à l'autre, c'est : "ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse".
La colère, la haine, la rancoeur sont les armes des lâches parce que c'est facile de se cacher derrière ça, c'est plus facile de haïr quelqu'un que d'essayer de le comprendre. Rien n'est le fruit du hasard, rien n'est beau ou laid, mais tout reste un mélange de tout. Il faut savoir prendre du recul et accepter le fait que même si nous sommes assez fort dans la compréhension, la tolérance, l'ouverture de notre esprit celui qui est face à nous pense-t-il la même chose? Non à 95% des cas, mais cela ne veut pas dire qu'il a tord dans ses propres pensées , et là, je suis d'accord avec Loïc, nous avons tous une vision différente du bien et du mal. L'au-delà des uns, ne sera jamais l'au-delà des autres puisqu'il est une perception de la pensée de chacun.
amitiés Vincent |
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