Thierry Demercastel ( poésie )

 

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Piano de Liszt

le dimanche 10 avril 2011, à 10:44. Posté par AGRIPPA



Piano de Liszt

Je t’avais entendu si grave l’autre jour
Qu’un paysage m’avait murmuré ses yeux.
L’aube rousse avait ce refrain d’adieu,
Savais tu combien sont cruelles les amours ?

Quand je me morfonds sous un vieil arbre
Il pleure des feuilles mortes et tout n’est qu’ennui,
On dirait soudain qu’un ciel s’évanouit,
N’est il plus ici qu’une voûte de marbre ?

Je t’avais entendu si près d’hier
Que les choses fanées chantaient de doux airs,
Comme un cœur qui en l’autre se dévoile.

Il pleure des notes, d’étranges musiques,
Des chagrins de roses perdant leurs pétales,
Un piano dans les soirs chimériques.


A mon ami Jean-Baptiste Fonlupt, pianiste.


http://youtu.be/zS5LRRsNYZk

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Vincent le dimanche 10 avril 2011, à 15:13
Le piano , un instrument de tous les sentiments !
belle lecture mon ami !

Que le bonheur te guide
Vincent

domidom le dimanche 10 avril 2011, à 22:04
Pouvoir faire vibrer au bout de ses doigts, sur ces touches noires et blanches tout ce que notre coeur et notre âme ressent, quel plaisir que de pouvoir accompagner chaque jour de sa vie d'une douce mélodie...
Le piano, un instrument magique...
Merci pour ce très beau sonnet...
Mes amitiés...Domie...

Loïc le dimanche 10 avril 2011, à 22:27
Je joue du piano moi-même, et bien que Liszt ne me frappe pas comme étant le compositeur le plus mélancolique (tu m'aurais dit Chopin...), j'aurais bien vu un lien vers "Consolation" en bas de ton poème.
Les trois derniers vers notamment sont très mélodieux, et un bel hommage à ton ami.
Amitiés

Agrippa le dimanche 10 avril 2011, à 23:03
----Pour toi Loic. Horowitz plays Liszt Consolation No. 3
http://www.mespoemes.net/cauria

Loïc le lundi 11 avril 2011, à 11:14
Ce qui est incroyable, c'est de voir (en vidéo donc) les jeunes prodiges comme Jung Lin ou Valentina Igoshina jouer penchés sur leur clavier, les doigts en serres, avec fougue et intensité : c'est vraiment l'épreuve physique et mentale, et ils le montrent. Horowitz, lui, arrive sur scène avec l'air de sortir de la sieste, met ses grosses vieilles mains sur le piano et joue Rachmaninov avec une tranquillité presque distraite comme si ce n'était pas plus effrayant que la Lettre à Elise, et avec une classe gestuelle impressionnante...
Dommage, on n'a plus que ces vieilles vidéos pour le voir...

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