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L’appel échevelé d’un sansonnet m’atteint
Et la harpe du vent entraîne sa chanson
Comme un pétale pourpre au détour du chemin
Une plume, un aveu, un amour, un prénom.
Est-ce déjà l’été ? Le chant d’un violon
Vibre son lamento devant la roseraie
Le ciel qui s’amarante me dit oui me dit non
Quel est ce voltigeur qui hante la hêtraie ?
Les contours estompés du parc en leur mouvance
Dessinent des halos de lune enamourée
Et mes pas incertains réfrènent leur cadence
Quel est ce promeneur de brume enturbanné ?
Le jardin s’est enfui seules les ombres veillent
Une étoile moirée là-haut s’est dévoilée
Les ombres ne sont plus qu’un clapotis d’abeilles
Et je m’en vais là-bas où s’endorment les fées
Lorraine
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