|

Dans le reflet du miroir d’une petite rivière,
La lune se mire essayant de se maquiller,
Afin de masquer l’anxiété de son chagrin,
S’inquiétant fortement pour nous les terriens.
Oui je suis triste, moi la resplendissante lune !
Sachant que vous tenez à tout prix, habiter ma demeure,
Voyant le désastre de votre planète terre infortune,
Envahie par la pollution, de tristesse je pleure.
Voulant être plus intelligent et fort que le Créateur,
Votre mégalomanie fait souvent votre malheur,
N’allez pas plus loin, votre vanité vous fait tort,
Débarrassez plutôt votre planète de sa pollution.
Lorsqu’elle sera propre, nette, d’un aspect éclatant,
Toute ma grande tristesse se changera en joie,
Et dans le miroir de la petite rivière le soir,
J’enlèverai soigneusement mon masque et mon fard.
Je pourrais me baigner, car je suis pure et sans tache,
Et ma demeure solitaire personne ne l’a encore polluée,
Je ne connais point de péchés ni d’outrages,
Et je ne risque pas de vos eaux les contaminer.
N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre !
Dans votre univers il y a tout ce qui vous désirez,
Cherchez ailleurs, laissez-moi ma netteté triomphante,
Je prie le soleil, afin que chez vous vous restiez.
Paquita
|