|
Mouillés ou secs, les yeux disent qui on est,
Ils servent de brillante lumière,
Une lumière qui reflète le plus souvent le contenu de nos pensées,
Les yeux !!
Meilleur bateau pour aller dans les cieux,
Libre dans l’air comme des papillons.
On court vers quelqu’un qui ne connait pas qui on est et ce que nous cachons,
On sourit, on rit, une intimité presque absolue,
On imagine tourner le dos au passé,
Soudainement dans les bras du sauveur,
On découvre qu’il était au courant bien avant nous,
Plus de sauveur, on se retrouve seul, parce qu’on courait sans savoir où aller,
On le demande sans réserve ;
« Comment as-tu appris mon passé ? »
« Demande plutôt où ! »
« Quand et où ? Si tu veux ! »
« Nulle part que dans tes yeux ;
Le jour de notre premier regard pas rencontre,
L’unique regard profondément dans nos yeux,
Quand tu me disais que tu voulais que je t’aide à le surmonter, à l’anéantir, et l’oublier sans me le dire par les mots,
Quand tu t’accrochais à moi, t’enfonçant dans mon regard, oubliant que ce n’était pas ton ex-copain,
Quand soudainement, tu venais et allais sans savoir où aller,
Quand tu me disais sans t’en apercevoir, que je ne dois pas tout savoir,
Quand tu m’amenais à t’écouter, t’accepter, à t’adorer et à t’aimer,
Quand dans tes yeux, je voyais le fond de ton cœur qui saignait,
Quand, comme des miroirs, tes yeux reflétaient ta pensée,
Malheureusement qu’aujourd’hui tu sois libérée, et qu’à la fin je réalise en me plongeant dans mes propres yeux dans un miroir de la douche,
Que dans mon cœur, ton amour a longtemps voyagé et voyage toujours dans mes veines »
« Et tu penses que je ne sais pas ce que ça coute d’aider quelqu’un ? J’étais allée en aide quand je m’étais retrouvée dans le pétrin »
Il n’est pas toujours mauvais de mettre un peu de sable sur son pain,
Pour apprendre à le goutter avant que le vent ne nous force à le faire.
Merci
19H47, ABALAK, REGION TAHOUA, Par Salif Tchiany 15/04/2011
|