|

Mon souffle s’arrêta pendant un moment
Mon regard se fixa et devint lent
Une odeur de souffre qui se sent
Perdu nulle part, à la merci du vent
J’ai vu ma vie défiler devant moi
La perte flagrante, la négation du soi
Nadine me sourit une dernière fois
Je lui dis adieu, je m’accroche à ma foi
Seul en face du grand créateur
Le jugement dernier, la dernière heure
J’étais mort, j’avais peur
Mon cœur ne battait plus de ma sueur
Il m’a fallu un instant pour tout oublier
Revenir sur le chemin de mon âme vidée
Des arbres chauves qui me fixaient
Une douleur atroce et ma mère qui criait
Qu’est-il beau de mourir en vivant !
Sentir la puanteur, l’ange garant
L’incertitude, le diable damnant
Je marchais d’un air nonchalant.
DK Poetry
Droits d'auteur réservés 
|