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Le turban en argent éclaire l’Amérique

le jeudi 21 avril 2011, à 09:13. Posté par Dad Allaoua


    Le turban en argent éclaire l’Amérique

    Je sais ! Le monde ne changera jamais !
    Je parle seulement pour éviter à l’esprit
    De garder dans le silence le secret
    Au cœur de ces échos continus des cris
    D'enfants, emportés par la férocité
    D’une civilisation guidée par le mépris
    Des adultes, sur l’ombre de la destinée
    Ils avancent, sous le voile de la démocratie
    Ils élèvent haut l’oriflamme de la majesté
    Qui dévoile bien leur mystérieux appétit.

    Tout tremble à leur passage, le sable
    Dorée change de couleur, le grondement
    Des engins ébranlent la terre, le diable
    Met le burnous, sur l’aile de l’acharnement
    Il prend son envol, l’empire doit être stable,
    L’Amérique est le garant, il est le puissant
    Le royaume reste à l’abri, tel un able
    Il se faufile dans les eaux troubles des étangs
    Noirâtre pour garantir la protection fiable

    D’un empire perturbé par une tempête,
    Que le roi essaye de lui donner la forme
    De son pouvoir par hochement de la tête,
    Flous dans ses démarches, il cache sa lame,
    Appauvrit le peuple, anime bien la fête
    Qui rassemble autour de lui les armes,
    Pour considérer la voix de sa mère un sacrilège
    Et les manifestations du peuple un blasphème
    Que les démocraties du monde protègent,
    En réaffirmant les spécificités des problèmes.

    Le roi déteste le bruit, son turban étincelant
    Éclaire l’Amérique, Son pétrole se disperse
    Sur le sable d’un vaste désert mouvant,
    Les hiboux se taisent, on arrête les courses
    Des chevaux, les flambeaux éblouissants
    Du ciel s’éteignent, le peuple retrouve la force
    De dire haut, le pétrole à la couleur du sang,
    Cessez immédiatement cet abject commerce !

    Qui érige des citadelles, où danse la reine
    Dans des ambiances chaudes et étranges,
    Qui sèment sur la terre des graines
    Infécondes et entretiennent les cages
    Des oiseaux paresseux, qu’on emprisonne
    Pour ne pas entendre la voix, qui surnage
    Sur les nuages que le vent emporte
    Progressivement partout, même au rivage
    Que les aigles en fer gardent et cernent,
    Elle avance sans avoir besoin des louanges

    Dad Allaoua


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