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Failles des Corps, Failles des Jours.
…..Tranchées à nu, à vif, à même la minéralité du Monde,
L’inconsistance de la Chair, tranchées dans le Vivant-Mourant,
Failles des Corps, Failles des Jours et des Consciences que ne
Sauraient combler ni l’amour seul ni la bonté ni la justice, ni
Mémoire ni œuvre, crevasses, entailles, fêlures Ô Solitudes,
Gerçures innées des Âmes avivées par l’Effort……
Orpailleur malhabile de la Chance et du Sens aux
Profondeurs des puits béants, je n’ai touché que la
Malédiction des eaux boueuses et la coupure du Roc,
Senti que la puissance du Chaos, tête verdâtre de
Méduse, fontaine de serpents et que l’enlisement plus
Profond du Réel…..
Failles des Corps, Failles des Jours, citadelles des Cœurs
Étoilées de lézardes et la herse des portes laisse entrevoir
La désertion des cours, la brèche vide aux donjons des
Semblables étranges…..N’aurons-nous donc trouvé que
Vies brèves et masquées, que volontés rebelles, amours
Et amis insociables, Ô mes amis?…..
Voici des jours arides et des heures stériles et les
Décombres des années et les gravats disséminés de
La mémoire….Je cherche, comme chacun, les tessons
Du symbole aux allées d’herbes folles des jardins
Intérieurs, Failles des Corps, Failles des Jours et par-
delà, peut-être, le peu d’espoir d’un signe à déchiffrer,
La traduction compréhensible, Ô le Passeur, une corde,
Une barque, Ô l’Etranger!……
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