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Quand, la brume devient gouttes d'eau.

le samedi 30 avril 2011, à 08:23. Posté par Vincent


    Quand, la brume devient gouttes d'eau.


    En passant prés de là, chacun sait,
    De l'inutilité de séduire,
    Mais, juste de proposer.
    De la futilité de convaincre,
    Mais, juste d'apprendre,
    Du néant de l'existence,
    A ne savoir pardonner,
    De la négation de la vie,
    A s'interdire le partage.

    Le vent, en cet endroit,
    Emporte les tourments,
    Dissipe l'amertume,
    Chasse rancœur et regrets.
    Le cœur nait de cette chanson,
    Quand l'équilibre se cherche,
    Dans le doute disparaissant,
    Et une réalité ôtant son voile.

    Il est rocaille, herbe rase, air pur.
    Là, le silence se pose,
    Faisant du temps, une seconde,
    Une minute, une heure,
    Plus intense, plus intime encore !
    Il ne s'impose pas , il s'expose
    Aux rigueurs des pensées, aux faiblesses des intentions.
    Il est un mat, au sommet de nul part,
    Pointant l'infini, d'un trait chancelant.
    Bravant l'infini, il offre en voyages,
    Des mots en étoffes peintes,
    Comme autant de présences, de passages,
    De débuts, de fins, de renoncements, de recommencements.
    Il n'est point d'ordre aux couleurs chatoyantes
    Seul compte, l'essentiel de la lettre,
    La sincérité de la virgule, l'humilité du point.

    Il est en ce lieu, un refrain étrange,
    Fait de tant de mots, d'innombrables langages,
    Que la lumière s'attarde,
    Pour comprendre, elle aussi !
    Il nous est donné de l'entendre, en notre esprit,
    Au delà de l'émotion de l'instant
    Au delà, du passé, du futur,
    Dans l'abandon de soi, de nos préjugés,
    De nos choix, en découverte du sens,
    Autrement, différent !

    C'est là,
    Quand, la brume devient gouttes d'eau,
    Quand, le froid éprouve les corps,
    Quand, le chemin parcouru nous est étranger,
    Quand, chaque chose s'équilibre en importance,
    C'est là,
    Autour d'hommes et de femmes
    Aux visages marqués,
    Aux regards amplis de vérités,
    C'est là,
    Que le vent emporta mes tourments !

    Vincent
    http://lesyeu

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commentaires ( 12 ) (Ajouter un commentaire)
AFF le samedi 30 avril 2011, à 09:23
Bonjour vincent,
Bravo !
Un texte tout en profondeur, si juste, vrai.Les mots sont bien placés avec beaucoup de force.
Oui, tout est en mouvement, Dame nature, et les hommes qui savent se poser pour de grandes reflexions. Effecer, préjugés, critique et bien encore. Tout peut non se modifier mais s' élever, grandir, d'où l' EVOLUTION : telles ces gouttes d'eau.
J'ai aimé te lire en toute séreinité. Et j'ai reçu cet écrit tout en profondeur. Oui te est le mot !
Merci cher poète d'y voir clairement. C'est si rare !
Amitiés
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/

imparfaitlibre le samedi 30 avril 2011, à 09:37
c'est très beau et tellement vrai que je prends un grand plaisir à lire et à relire ton poéme.
La paix nait dans notre esprit grandit dans notre corps et alimente notre coeur quand nous avons décidé de vivre dans cette harmonie complète.
amitié cher Vincent.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

vs591 le samedi 30 avril 2011, à 10:33
---- Merci Mesdames de vos lectures et commentaires.
j'ai essayé de vous faire partager ce moment, simplement avec mes mots, mais il est difficile de transcrire la plénitude du moment tant cela a été intense.
Que le bonheur vous guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
http://www.mespoemes.net/vs591

Loïc le samedi 30 avril 2011, à 13:27
Heureusement qu'on a ces moments de calme et de paix où on arrête de se laisser affecter par l'ensemble de ce qui nous a blessé. On devient plus serein et plus solide pour retourner ensuite affronter les travers incontournables de la vie en société moderne. Le temps est sans doute employé au mieux quand on l'utilise pour s'assurer qu'on est sur le meilleur chemin pour nous, c'est-à-dire celui qui nous rend heureux. Je ne théorise pas : je parle en connaissance de cause.

Pour "vérité" à la fin, tu connais ma position, c'est un peu comme pour "juste" : puisque tout dépend de notre perception intime et qu'aucun être humain ne ressemble exactement à un autre, il ne peut rien y avoir d'"universellement vrai" (à part les lois de la physique), mais plutôt des "convictions intimes" qui élèvent une personne au lieu de la rabaisser, et par le contact avec des personnes de pensée suffisamment similaires, permettent une connexion amplifiée qui peut alors élever le groupe entier. Il ne faut pas oublier que dans l'histoire le l'homme, le mot "vérité" a toujours été manié, et bien souvent avec des dérives catastrophiques, parce que c'était une "vérité" préjudiciable au groupe. L'Inquisition détenait la vérité, Hitler détenait la vérité, les sectes pourtant "peace and love" qui finissent en suicide collectif détenaient la vérité aussi. C'est pourquoi je préfère penser en termes de "cheminement positif" qui essaie d'aller plus loin que ce qu'on est actuellement, et avec un peu de chance, d'aller plus loin dans la différence entre l'homme et l'animal, puisqu'il a cette possibilité unique d'être plus que n'importe quelle autre forme de vie.

Je termine sur une faute de frappe amusante, vers la fin, et qui fait totalement sens dans ton message : "les regards Amplis de vérité". Amplis = amplificateurs ! C'est joli, finalement !

Amitiés

http://www.mespoemes.net/cellox

domidom le samedi 30 avril 2011, à 14:32
Une fois de plus, ce poème est profond, chaque vers est juste, il se dégage tant de vérité tout au long de ce texte, nous obligeant à un long questionnement...
Personne ne se ressemble vraiment, chacun de nous croit détenir la vérité, en fait, il ne détient que la sienne, persuadée que c'est la seule, la vraie, l'unique...
(Quand le froid éprouve nos corps)
Quand arrive le bout du chemin, que nous reste t'il???
Amitiés...Domie...

vs591 le samedi 30 avril 2011, à 15:04
---- Loic, " amplis = amplificateurs" c'est bien cela que j'entends. IL est des rencontres avec de simples regards qui amplifient l'instant car ceux ci ne sont que compassion, c'est à dire ce partage , cet intention, cet acte juste. Juste n'étant pas le résultat d'une réflexion, mais l'équilibre nécessaire à la réflexion. La vérité est unique quand elle s'apparente à l'essentiel, comme tu le dis au cheminement vers la paix intérieure.
Que le bonheur te guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591

vs591 le samedi 30 avril 2011, à 15:07
---- Domie,
Ce qu'il nous reste, est dans cette porte s'ouvrant sur un ailleurs, un recommencement où l'impermanence des choses est !

Que le bonheur te guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591

worrell02 le samedi 30 avril 2011, à 21:02
Quand la brume devient gouttes d'eau,..les gouttes d'eau deviennent
source..
On resssent une certaine quiètude aux bords de tes mots.
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

worrell02 le samedi 30 avril 2011, à 21:03
Quiétude! pardon!
http://www.mespoemes.net/worrell02

Agrippa le dimanche 01 mai 2011, à 18:49
----Texte sublime ! Amitiés. Thierry
http://www.mespoemes.net/cauria

vospapiers le mercredi 04 mai 2011, à 22:45
----A bravo, très belles métaphores et beaux propos qu'elles induisent.
http://www.mespoemes.net/vospapiers

vs591 le lundi 09 mai 2011, à 12:34
----merci à vous Ivy Agrippa et vos papiers de vos lectures.

Que le bonheur vous guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591

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