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Voilà
C’est là
Posés sur la table, couchés sur le papier,
Sans apprêt, sans vernis, sans rien pour en altérer l’authenticité
Ecris sans rature
Mots mis en pâture
Pour l’éternité ou juste le temps d’une lecture
Comme s’il resterait là devant lui pour toujours
Il ne lui reste plus qu’à attendre le bonjour
Dans une posture pas très différente de celle qu’il avait eue jusqu’alors
Les chiens dorment bien si longtemps, et que dire des chats alors ?
Et ces arbres qui sommeillent, et ces fleurs qui attendent leur tour
Dans la torpeur de l’hiver, dans le déclin de l’été qui vient avec le jour
Même patience de la chenille et du papillon de nuit,
De l’abeille et de la musaraigne, du vers qui luit
Du lion assoupis et du rhinocéros hypnotique.
Mais cette posture n’est que dormition trompeuse
Pour l’observateur négligent d’une vie honteuse
Et ignorant du temps, du temps mystique.
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