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Il a fait trente sept ans
Il est toujours à cran
A sa vie sans vertu
C’est le garçon perdu
Voulez-vous le revoir ?
Quelle erreur ! L’entrevoir ?
Il n’a rien à donner
Lui-même ne le sait.
Où peut-on le trouver ?
Il fréquente les rues, les bars et les putes.
Puis, il n’a aucun but.
Il ne sait que mendier, pleurnicher, dérober,
Certain’ment sans papier,
C’est le garçon perdu
C’est la faute des autres
S’il commet des fautes.
Il est frivolité, insatisfait parfait,
Débauché, égaré, avarié et paumé.
C’est le garçon perdu
Il se sent beau et fort ;
Ne causer aucun tort.
Quelle femme lui résiste ?
Il s’en vante et persiste.
Prostitué il est
Mais aussi prisonnier.
Il sait tout juste lire
Et à peine écrire.
Il se nourrit de rien
Il n’a pas les moyens.
Il vit dans la misère
Et s’enivre à la bière
Vagabond ; il erre
Avenue du désert.
Il n’a pas de travail
Son « foyer » est racaille,
Les gens qu’il côtoie
Sont comme lui, goujat.
Il n’a aucune attache
Pas même une bâche
Etranger sans papier,
C’est le garçon perdu
Se suffit à lui-même,
Sans âme et sans remède ;
Il est rempli de haine
Et Ne fait pas de peine.
Se soumet à son chef
Fidèle à ses griefs.
C’est par nécessité,
Pour vaincre réalité
Qu’il va donc maltraiter
Son âme en aparté.
C’est le garçon perdu.
Quel monde de vermine
Vivre dans une mine.
Votre grotte est sans Lune
En ce royaume de Thune*
A la cour des miracles
Aucun Aristocrate
Mais bel et bien l’issue,
Pour ce garçon perdu.
Liberté est prouesse
Dépendance est faiblesse
Corruption est bassesse,
Soumission qui ne cesse
A leur chef COËSRE
C’est le garçon perdu !
Aff
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