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Il me vient des soirs berçant des futurs,
L’air y est doux de vagues parfums
Et l’on y voit renaître la nature
Sur le fil d’un horizon lointain.
Ô mon joli mois de mai renaissant,
Raconte ce qui va et en moi s’attarde,
Ce visage familier qui attend
Et le fragile instant qui musarde,
Raconte cette image qui flotte dans l’air,
Sans bruit, sans ombre, perçant parfois la nuit
Quand au creux d’un songe la mémoire s’altère
Et s’emplit de vide couchant dans l’oubli.
Il me vient des soirs, comme un long soupir,
Ils ont des lumières anciennes si pâles,
Des parfums sans nom que l’on ne respire
Et le voile imparfait cachant mon mal.
Joli moi de mai où tout renaît
C’est un deuil ici qui revient chaque fois,
Un chant d’automne en ton reflet
Pour celui que j’appelais papa.
A mon père
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