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Ces pensées, qui troublent l’esprit
Ces pensées, qui brouillent l’esprit
Sont des épines logées dans la tête,
La voie qu’on emprunte la nuit,
Sur le dos rutilant de l’étoile filante
Sous la clarté d’une lune pâle sortie
De l’ombre des nuages en furie
Montre, que nous nous mouvions
Dans un cycle verrouillé, étranger
À nous-mêmes, nous regardons
Passer le temps, en tristes passagers
Nous agissons au-delà de nos visions,
Sans se soucier de tous les dangers
D’un ciel, animé par les mystères
D’un univers, ayant comme bornes
Le brouillard touffu et l’infini solitaire,
Nous vivons dans l’étrangeté, mornes
Et gais à la fois, souples et austères,
On subit les à-coups des bigornes.
Dad Allaoua
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