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Je dis aux peuples d’aimer et de contredire,
Je serais heureux dans un monde ouvert
Où il y aura plus des yeux en pleurs
Je serai heureux de n’avoir d’adversaire
Que les envies qui font vibrer ma chair
Je ne sais plus, l’esprit vogue au de-là
Du réel, j’ai oublié mon nom, je crois
Que je sois le mystère détruisant la sierra
Qui sépare nos peuples, à haute voix
Je dis toujours, abat les rois ! Sans lutte,
Ni haine, ni prétention, sans se plier, fort
D’un amour qui provoque bien la chute
De ces abominables générateurs du tort
Je dis aux peuples d’aimer, de contredire,
D’oublier et de trouver la paix sur le sourire
D’un enfant tendrement caressé par sa mère,
Sans inquiétudes et à l’abri des vampires.
Dad Allaoua
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