|
(? (TEXTE)
Sais-tu ce qu’est la vie ?
Un bouquet dont une fleur se détache chaque jour.
Les fleurs peuvent être ce qu’on veut qu’elles soient;
une bonne dose d’optimisme et beaucoup de volonté
feront le reste.
Sais-tu ce qu’est la vie ?
Un bouquet dont une fleur se détache chaque jour.
Dès l’aurore, une pensée, un peu plus tard un nénuphar. Midi
un gentil souci
Deux heures, trop de chaleur. Toutes les fleurs crient : « Horreur » !
Dans la soirée, tout se complique,
un gros nuage noir épouvante ces gentilles demoiselles. Elles attendent,
impatientes le déclin du jour et, dès le crépuscule, elles convoitent à nouveau, les chauds rayons. Intraitable tyran, Soleil ! Soleil !
ô maître suprême !
Que ferions-nous pour une seule caresse ?
Tu sais être dur, solide comme le roc mais aussi tendre qu’un clair de
lune sur la mousse.
Ces demoiselles t’attendent, te supplient même. Pour un de tes rayons elles
se feraient outrageusement violer, mais tu sais être généreux à tes heures,
un sourire coquin, une grimace complice et, te voilà possédé, délicieuse
ivresse, incomparable splendeur.
ll t’arrive aussi d’être méchant, infâme même, tyrannique. Avec cynisme, tu jubiles, ces demoiselles sont vaincues. Elles capitulent. Tu as gagné.
Qu’as-tu gagné ?
Une symphonie de couleurs, des ors, des nacres et une génuflexion de ces demoiselles vaincues non coupables. Vaincues jusqu’à demain peut-être !
Elles te tiendront tête, hautaines et fières. Tu les laissera faire, rieuses, elles vont te narguer. …/…
-2 -
Pour combien de temps ?
Ce que tu voudras, une heure, deux au plus. Ensuite, domptées, soumises
elles s’inclineront.
S’incliner pour elles ça fait partie de leur vie de tous les jours.
Ce qu’elles aiment moins, le souffle court, elles écoutent venir au loin
la tempête qui se rapproche. Captives, elles se réfugient sous un gigantesque anneau d’or, le tournesol.
Le tournesol heureux se laisse faire, accentue les poussées du vent, frôle d’un baiser ces farouches demoiselles. Elles n’ont rien vu ou ne veulent rien voir. Le plaisir est réciproque. Prient ô horreur que les éléments se déchaînent.
Réveillez-vous Mesdemoiselles, la comédie a assez duré. Vous avez fière allure !
Qu’attendez-vous ? le courroux de Monsieur Soleil ?
Redressez la tête !. Faites semblant d’être prudes !
Le soleil se lève
A nouveau, vous êtes prêtes pour le ballet grotesque mais ô combien surprenant. Chaque jour, vous vous renouvelez. Vous savez être joyeuses, puritaines, sereines mélancoliques, facétieuses, captivantes et , ô combien
enivrantes !
Attention Monsieur Soleil ! ne vous laissez pas séduire, si non gare …..
vous seriez pantin, jouet.
Ridicule n’est-ce pas pour un personnage aussi important que le vôtre ?
Reprenez conscience !. Vous envisagez de convoler ! mais Dieu êtes-vous devenu fou ?
Que feriez-vous ?. Que deviendriez-vous ?.
(droits d’auteur réservés) 14.05.2011TE M.C.
|