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Pour retrouver Dago

le mardi 17 mai 2011, à 16:49. Posté par COLLECTIF (auteur : Laborel)





    Je reviens ce matin vous parler de papa
    Ce ne sont que des mots et bien loin de décrire
    Mon Dago, mon héros, le chef de la tribu
    Ils ne reflètent que, les éclats du sourire
    Qui habitait sa vie, et qui, jamais perdu
    Illuminait toujours la fin de nos repas.

    Et même si toujours ses cheveux en désordre
    Qu’aucun peigne jamais ne sut apprivoiser
    Et même si en tout, toujours, il répondait
    Jamais il n’écrasait, ne cherchait à briller
    Gentillesse et patience, partout avec son coeur
    Il semait l’optimisme de son regard rieur

    Je me rappelle aussi ces signes de la main
    Que tu m’avais appris pour dire tout va bien
    Ton visage cerclé par une vitre ovale
    Permettait d’accéder au monde du bonheur
    Où rodent les dauphins et aussi de gros squales
    Qui des fois m'ont fait peur.

    A travers ses photos, ses écrits ses poèmes
    Il racontait sa foi en cette nature même
    Qu’il retrouvait partout complexe et si sauvage
    Et même s’il boitait, souvenir d’une dune, plage
    D’une île merveilleuse, du temps de mon enfance
    Où je fus si heureux que mon cœur en est plein

    J’avais ton age ma fille toi qui écris si bien
    Qui a su de ton cœur percer l’un des secrets
    Cet amour pour les siens qu’il portait en son sein
    Et qui perlait de lui si l’on regardait bien

    Et ses oreilles enfin qu’à la mer il prêta
    Afin qu’elle lui parle et soit toujours présente
    Tout au fond de son âme comme on la devinait

    Ce ne sont que des mots de petits gribouillages

    Ils ne rendent en rien compte de l’homme qu’il était
    De son amour profond des bêtes et des oiseaux
    Des rochers et des pierres et des fonds sous-marin
    Et partout on peut voir des traces humides de sel
    Anémones de mer, coraux, et coquillages

    Dans ses vers, ses photos, qu’il écrivait la nuit
    Les nuits où il rêvait des espaces infinis
    L’espoir de replonger cet été revenait.
    Premier écologiste et océanographe
    C’est toi Jacques Louis Eugène
    Qu’on surnomma Dago, ce qui t’allai si bien


    Laborel


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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
José le mardi 17 mai 2011, à 17:31
Texte émouvant où se dessine la belle âme qu'avait cet homme tant dans sa sphère privée, pudiquement esquissée, que publique, à travers cette fascination pour le milieu marin qui nous a valu de très belles pages. Amitiés.

domidom le mardi 17 mai 2011, à 20:47
Nous ne connaissions cet homme, ce grand poète, qu'au travers de ses écrits, ils savaient nous faire naviguer avec ses vers et ses rimes, on sentait en le lisant quel genre d'homme il était, sans aucun doute, grand coeur, loyal et serviable...
Il nous manque beaucoup et je te remercie de lui dédier ce bel hommage....
Amicalement...Domie...

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