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Il suffirait parfois
D'un verre de ce vin
Que l'on boirait matin
Et qui viendrait d'Arbois…
Pour se vivre à l'envers de ce temps qui désole
Il serait en ce jour, non pas de nos souffrances
Qui nous auraient jetés, hagards, dans l'aube rance,
Mais d'un rêve d'enfant, innocent et frivole…
Il suffirait alors
De l'éternel de l'heure…
Quand l'âme nous effleure
Et que l'on s'aime encor…
Pour dire à mots feutrés, j'attends d'un tel plaisir
Qu'il me soit au-delà des douceurs qu'il éveille
Et demeure, affecté d'une envie qui sommeille,
Cet amour réservé, qu'un intime soupir
Dévoile à l'être aimé d'une touche vermeille…
Fanch
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