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Nous ne prêtons guère attention à tout cela
Qui chaque jour a lieu, qui chaque jour permet
A ce jour d’avoir lieu. Par ici ou par là,
Le banal nécessaire arrive et je l’admets.
Se lève le soleil ! Scintillent les étoiles !
L’herbe souple se plie sur la roche si dure.
Aucun peintre jamais ne conçut telle toile ;
Réglée en marge étroite, elle est là qui perdure.
En sa touffue arborescence, tout advint !
Même si tombent quelques branches, d’autres poussent
Donnant nouvelle vigne et boire nouveau vin.
Dans ce fouillis inextricable, vint la douce
Quelquefois rude aussi… Mais qui remercierai-je
De la présence par laquelle ennui s’abrège ?
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