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Souvent les idées viennent en désordre,
On se retrouve face à une foule,
Une série d’idées qui se bousculent,
Ayant envi d’écrire, mouiller sa plume,
Mais rien à dire !
Rien à écrire !
Pas parce que rien ne se passe,
Mais tous se confond,
La terre pleine et saturée des savants et chercheurs,
On se croise ailleurs dans notre monde, comme dans un marché africain,
On entend des brouhahas et on passe la journée
À faire des va et vient à travers les allées pleines,
Et on revient presque bredouille,
Seul étendu sur un lit de bambou,
On saute prendre sa peau, son encrier et sa plume.
Face à tout, voyant tout,
Entendant et voulant analyser tout,
Pour tout dire,
On se retrouve face à rien,
Un vide de quoi écrire,
Des tourbillons pleins d’idées qui passent sous nos yeux,
Mais on ne peut rien dire,
Tout est confus, rien à écrire,
Tout devient bruit et confusion,
Il faut que j’écrive sur le fait de n’avoir rien à dire,
Que je dise que je n’ai rien à dire ;
J’ai à dire qu’il est dur de rester sans rien à dire,
Le dire est une façon de dire quelque chose,
Donc on a dire !
La vie nous tend le pour et le contre,
Des alternatives sans probabilité,
Ne rien dire est aussi un choix,
On consent par le silence que nous pensons utiliser pour exprimer notre neutralité,
La vie classe même les neutres,
Tu es pour ou contre ?
il vaut mieux dire pour définir son camp,
Quelque soit ce qu’on cache aux autres ;
Pour la vie,
Chaque être a une appartenance définie.
PAR SALIF TCHIANY 22/05/2011 à 17H00 Dakoro Niger
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