|

Elle pleure
Effondrée presque nue, sur la plage.
La tête dans ses bras en arceaux
Seule' au monde elle est telle .un naufrage
Son corps soulevé par les sanglots
Elle pleure.
Rien ne tari les larmes salées
Ni le chant mélodieux de la mer.
Notes de satin sur peau halée.
Pas plus que le vent aux cheveux clairs.
Elle pleure.
Les chagrins ne posent pas les armes
.Glissent, vagues mêlées aux ’embruns
Irisent au passage les larmes
Puis scintillent à l’arche des reins
Elle pleure.
Elle se tourne, face au soleil
Ses yeux comme bleuets sous l’ondée
Ses joues mouillées, sa bouche groseille.
Lèvres meurtries par les dents serrées
Elle pleure.
Ventre blond de caresses sevré.
Le désir de lui imprime sa chair
Seins orphelins de mains tant aimées.
Jambes, bras, sur l'absence, ouverts
Elle pleure.
Aux journées qui ne finissent pas
Sans son regard s’ouvrent sur le vide.
Silence qui hurle sans sa voix.
Et sans sa bouche aux baisers avides.
Elle pleure.
Puis ses yeux foncent sous la colère.
De douleur, de chagrin et d’absence
En révolte, son coeur est en guerre,
Contre la vie et ses convenances.
Anita
|