|

L’être n’est pas de marbre mais de chair malléable
Lorsqu’un homme est touché par la joie le malheur
il l’exprime sans raison par des rires ou des pleurs
Et de bien des façons l’émotion est palpable
L’art traduit cet émoi cet aimable frisson
Au moyen de couleurs par des mots des chansons
Par l’esprit habité il traduit l’émotion
Dans des tableaux sonores ou dans des partitions
L’émotion délicieuse la beauté fugitive
Aux cheveux de soleil qui fuyait comme l’eau vive
Se retrouve sous l’aspect d’une belle captive
Sur un socle un CD ou dans les pages d’un livre
L’impermanence de l’être l’art en fait son allié
Daphné qui se sauvait se transforme en laurier
|