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L'ESPOIR
Si j'ai su t'insuffler dans tes heures les plus noires
Avec mon amitié ma force et mes espoirs,
Peux-tu me condamner de vouloir prendre part
A tes joies retrouvées ? Ne fais pas comme Icare,
Le bonheur est fragile, ne brûle pas tes ailes,
Est-ce donc impossible à dire : j'ai besoin d'elle ?
Le silence et l'oubli, je les ai acceptés,
Même si dans mon cœur, ils sont injustifiés.
La froideur de ta voix, et le "tu te permets…"
Martèleront mon cœur et mes sens à jamais.
A l'espoir de comprendre un jour j'ai renoncé,
Il m'a fallu du temps et beaucoup d'amitié
Pour ne pas rejeter sa main qui me cherchait
Et me forcer à voir avec ses yeux voilés.
Si l'espoir n'est pas mort, s'il peut vaincre la haine,
Je saurai pardonner, sauras-tu faire de même ?
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