|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|
|
|
le samedi 28 mai 2011, à 20:25. Posté
par alain
|
|
Regarde
La faille est grande ouverte encore
La terre a tremblé
Terriblement
Et il en demeure dans l’air un frisson
Des oiseaux crient dans le lointain
Comme un feu qui s’éteint
A présent c’est fini
A présent il pleut
Il pleut de ces longues pluies d’orient dont on ne sait la fin
Fines vives et violentes
Coups de fouet glacé de l’eau
Sur le torse du sol
Et on attend
On attend
Mais le temps ne passe pas
Il grignote
Il est anthropophage
Le temps
Il nous bouffe la tête
Il nous bouffe le ventre
On croirait qu’il suffit de rester
Allongé sous la nue
A tutoyer tant bien que mal les étoiles
Le fait est que
Le temps ne passe pas
Il nous digère
Quand il nous pose un baiser sur la peau
Il emporte la peau
Et le sang Et la chair Et s’en va
Dans l’épaisseur de nous
Pincer où ça fait mal
Trembler encore ne servirait à rien
C’est respirer qu’il nous faut réapprendre
Respirer sans hâte et sans peur
Trouver l’odeur de l’orchidée avant de l’avoir vue
Soupçonner le réséda sans même le connaître
Et puis se frotter aux lèvres
Le piment rouge de vivre
Qu’il faut sans cesse inventer
15 mai 2011
|
|
|
|
|
commentaire ( 1 ) (Ajouter un
commentaire) |
foliedouce le jeudi 16 juin 2011, à 00:03 bonsoir Alain... très bel écrit ! il y a des douleurs si rougeoyantes que les sublimer en poésie aide parfois (au fil du temps et des vers) à se réconcilier avec la vie ! merci pour ce partage ! à bientôt ! amitiés ! kernath |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|