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La Puissance silencieuse du Possible….
…..Un soir, j’allais rêvant, belle ivresse de livres et délicieux moment,
À la puissance silencieuse du Possible, aux temps immenses, à la
Pluralité des mondes en naissance, à d’insignes partances vers des
Ailleurs de liesse, à des fêtes étranges sous des cieux moins amers, à
Des cœurs transparents, des consciences plus dignes et des fontaines
De Jouvence, à des corps d’éternelle jeunesse…..
J’allais rêvant, belle et tendre espérance, à la réversibilité des Vies, à
De nouveaux commencements, à d’inépuisables promesses, à des
Semailles inaugurales d’autres Chances et d’impérissables Beautés,
D’impérissables Fleurs dans la Souveraineté du Bien, d’impérissables
Chairs, blessures, offenses, iniquités lavées au Fleuve de l’Oubli, aux
Sources enfin trouvées…..
Et je rêvais inconsidérément à la mort de la Mort, à l’abolition des
Contraires, à d’infinis enfantements d’Amours ici et maintenant, à la
Douce Emanation du Bonheur, à la Reconnaissance universelle, à la
Fluidité limpide des Frontières, à la tresse immense des Langues, l’une
A l’autre greffée, cent mille Psaumes entrelacés à célébrer une unique,
Innombrable Immanence et la Splendeur, Ô Transhumanité! Ô la
Tiédeur ineffable du Nid et l’Amicalité, la Retenue!…..
Et ce soir-là, je ne rêvai pas plus avant……..
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