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Dans ce matin brumeux, un voile se déchire,
Ta pensée me saisit quand la lumière point.
Le jour, encore flou, en longs bandeaux s’étire
Traçant, au ciel nimbé, des vapeurs en chemins.
Ô ! Quel rêve brûlant ! Au feu de ton sourire...
L’empreinte de tes mains sur ma peau se promène
En frissons doucereux, éclats de souvenirs
Le parfum des années toujours vers toi me mène.
Le parfum des années
Toujours vers toi me traîne...
Mais ta bouche ne dit tous les mots que j’inspire
Qui s’endorment au bois des forêts décimées
Par les vents de l’oubli, de tempêtes en ires
Et je pleure ton nom, là sur mon cœur plombé.
Ce temps maudit - pourquoi - nous couvre de brouillards.
Je le supplie en vain, du fond de ta mémoire
De n'être plus statue, sur un socle d’espoir
Qui soudain prendrait vie sous ton aimant regard.
Qui prendrait vie soudain
Impasse de l'histoire…
[De juin 2006, mis en page - de façon plus harmonieuse - par mon Ami Poète, Jacques - dit Jim -
Je le remercie encore pour ces heureuses "retouches"...]
Publication "Recueil de Poésies illustrées : A L'ENCRE DE L'AMOUR - Décembre 2006 -
Collectif Lespoètes.net (Merci Eric and Co !).
Quel merveilleux souvenir !
Pensées recueillies pour notre regrettée, MarieN...

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