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Fontainebleau underground
Il est des errances un peu étranges.
Des solitudes lourdes qui vous rongent,
Faites d’îles ou de quais de cités dortoirs,
De trottoirs de gare ou d’usines dépotoirs,
Livrées en vrac dans des mémoires
Sur de petits écrans plats portables
Ou des tôles ondulées insupportables
Toutes rouillées.
Images brouillées,
Peinture mauve,
De cris fauves.
Même cette attente
Du train est violente.
Tellement si lente,
Tellement bruyante.
Il est des errances un peu étranges.
Des solitudes lourdes qui vous rongent.
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