|
Pourquoi, m’a-t-elle dit, tant d’amour pour ce sein
Trop peu original,
Non pas que me déplaise vos baisers succincts
Lors de nos saturnales.
Pourquoi, m’a-t-elle dit, tant d’amour pour ce saint.
J’aimerais vous répondre en la beauté d’un chant
Pas plus original,
Oh, non pas que me plaise de pareils desseins
Hors de nos bacchanales.
J’aimerais vous répondre en la beauté d’un champ.
Que j’aime vos soupirs et votre cor en l’ut,
Vos douces calebasses,
Au sein de votre chœur, le son fin de mon luth,
Ô sœur des contrebasses,
Que j’aime vos soupirs et votre corps en lutte.
Je me dois d’avouer qu’eh bien ces seins m’amusent,
M'envoûtent à la fois,
J’aime tous leurs secrets et leur chaleur diffuse
En laquelle j’ai foi,
Je me dois d’avouer qu’eh bien, c’est saint, ma muse.
Ces îlots somptueux sont égéries du vers,
Qu'ils soient seuls, peu m'en chaut,
Je ne crains point vos mains et leurs brusques revers,
Dans mon coeur d'artichaut,
Ces îlots somptueux sont égéries du ver.
Trève de mots sans fond, je vous offre, ma chère,
Des hymnes infernales,
Que nul ne peut chanter sous le toit d'une chaire,
Diableries bien banales,
Trève de mots sans fond, je vous offre ma chair.
Eludons la question, las, je vous fais le signe
Sous belle mydriase,
A mon gôut impatient, il est temps que j’assigne
Les coupes et le vase,
Eludons la question, là, je vous fais le cygne.
Thanatos
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=thanatos
|