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Au jour, triste à pleurer, d'une première école,
L'on vit, reclus au fond d'un préau sans chaleur,
L'immensité du vide qui nous tranche le cœur,
Sans savoir que l'on prend le premier des envols.
Aux désirs incertains que le corps balbutie,
L'on s'écrit des romans, d'amour, comme les grands,
Peuplés de l'innocence de ces non-dits d'enfants
Ignorant qu'ils seront les mots de nos envies.
Dans le sillon creusé d'un destin ordinaire,
L'on veut se rassurer de ces cailloux semés
Que d'autres, en leurs temps, avaient su nous léguer,
Nous laissant à jamais prisonniers de l'ornière.
Sur le fil des pensées distillées aux années,
Ternes et peu prodigues, dans ce que nous en fîmes,
L'on se plaît à tanguer au dessus de l'abîme
En dessein de suicide d'une âme trépanée.
Ignorant qu'il nous fût, aux matins de ce monde,
Des délices sacrés que l'on disait souffrance,
Sans savoir que leur fiel se fît miel d'existence
A nos tardifs regrets que plus rien ne féconde,
L'on pare d'illusions les temps morts qu'on dispense…
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