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Après messidor
L’automne a choisi les couleurs
Et les teintes de ses atours
L’ombre est longue Le jour est court
La campagne est un crève cœur
La rose avec mélancolie
Cède au chrysanthème la place
Il n’est plus rien qui chante et rit
Tout sur la vie pèse et menace
Toussaint s’en vient Les morts oublient
Qu’ils ont froids sous les fleurs nouvelles
Chaque passant les réjouit
Tant leur solitude est cruelle
On songe avec des nostalgies
QU’il ne vaut mieux pas s’expliquer
Au temps des anciennes folies
Des amours dont on s’est moquées
Ivresse des chagrins permis
Tu éclaires de vieux chemins
D’aurores trop épanouies
Où brasillent des feux sereins
Et l’on se surprend s’essuyer
D’un geste presque machinal
Une larme qui a perlé
Lorsque nous apprend le journal
Qu’une telle qu’on a aimée
(Une si radieuse et si belle)
Profitant d’un vol d’hirondelle
Pour vivre ailleurs nous a quittés.
SMR
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