|
La pluie se donne et se bat ,
Pluie de perles qui mouillent ,
Tam-tam ruisselant sur mon crane las .
L’eau rentre et chatouille .
Certains n’aiment pas les averses
Ils craignent la colère du ciel
Ils mâchouillent leur fiel
Moi je tangue et je verse .
Ont ils peur de sentir l’humide
Dans leurs grandes pièces vides ?
que les beaux masques fondent comme sucre , ?
Révélant , le visage terne et sanguinolent du lucre .
Parmi le peuple de rien ,l’eau donne
Elle frotte les os et nous pardonne .
Les flaques sont des miroirs :
Ephémères et gisant dans le noir .
Pluie des mots d’amours
Je peux hurler tout autour .
Sans personne que le vent
Pour semer à pas lents .
La pluie nous brouille la vue ,
C’est le reflet des pas perdus .
Clapote ma jolie sur le chemin ,
Saute tes pas vers le lointain .
Suit le marcheur de nuit ,
Il rit fort vers l’infini .
Chaque gouttes apportent des questions
Et les hommes n’en trouvent la raison .
Laisse tes larme couler mon amie
Et se joindre aux gouttes de pluie .
Un peu de sel sur la terre
En réponse à ta colère .
Peut être le chien mouillé
Rêve d’une niche chauffée .
Mais les hommes peuvent encore décider
Que l ‘ averse mérite de marcher .
C’est notre grande fierté
Que de pouvoir crier
Dans le vent des tempêtes
Plutôt que sous la couette.
Je me hâte à pas lents
Sur les trottoirs chancelants .
Je croise des êtres improbables
Qui sourient l’air aimable .
Enfin j’atteins le seuil de ma porte .
J’étreins la chaleur qui réconforte .
Je reste seul et fumant de vapeur ,
Respirant , les yeux fermés ,le bonheur .
|