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J'attends l'orage ...
Comme la nuit attend le songe,
L'esprit épars où se prolonge
Une douce mélancolie,
J'attends les pleurs de l'infini.
Sur l'azur, les écumes grises,
Dans une onde affligée se brisent
Sur les rivages immuables
Des étendues imperturbables.
J'attends l'orage ...
Et le vent frais qui se soulève,
S'en vient pour soulever un rêve,
Tapi dans les méandres noirs
Des tourmentes de ma mémoire.
Et dans le plissé de son souffle,
Ta silhouette se camoufle;
Ton rire éveillant les tonnerres,
Ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier.
Tu dansais sous des trombes d'eau,
Éclaboussant mes oripeaux,
L'amour effleurait les nuages
Quand naguère éclatait l'orage.
Azarus
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