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La nuit sous les étoiles quand sortent les grands fauves
Comme les amoureux retrouvent leur alcôve
Laissant dans son sillage une forte odeur de musc
La lionne part en chasse pas de mouvements brusques
Ainsi qu’un coquillage enfermant un mollusque
Sous l’épaisse fourrure on voit rouler ses muscles
La lionne à pas feutrés avance avec prudence
Dans le dédale des herbes de la savane immense
Avec ses grands yeux noirs et ses cils allongés
Dans les pas de sa mère qu’elle s’empresse de suivre
Une jeune gazelle avec agilité
Bondit dans tous les sens en toute liberté
Elle ignore la gazelle les terribles dangers
De cette face fauve aux doux reflets de cuivre
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