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Je vis en liberté pour limite l’horizon
Je chasse l’antilope et je m’attaque aux zèbres
Dont la robe ressemble aux barreaux d’une prison
En tant que fils de rois je porte un nom célèbre
Entouré d’herbes hautes, couché parmi les miens
Je ressemble à une meule ou à un tas de foins
La course d’une gazelle ne me fait pas lever
Sitôt j’ouvre ma gueule et l’on m’entend de loin
Je donne des frissons à qui me tend l’oreille
Je sais me faire entendre un peu comme un saxo
Qui perce les tympans à la tombée de la nuit
Dans la steppe Africaine je dors toute la journée
Allongé sur le flanc couché sur le coté
Seule ma crinière ondule sous le soleil d’été
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