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Je demeure inquiet tel un matelot
Je demeure inquiet tel un matelot,
Je me bats avec force contre les flots
Échauffant le sang dans mes artères,
En moi, je sens milles mystères
Changer ma poitrine en soufflet
De forge, par des efforts répétés
Je lutte contre les ouragans noirs
Qui me menacent du matin au soir
Mon cœur, comme une enclume
Subit les à-coups forts des ondes
Et des hurlements des coutumes,
Qui rendaient l’existence immonde,
Elles ferment la porte du bonheur
Par le voile étrange des mensonges,
Qui m’entraine dans une chimère
Faite de divagation et des songes.
Dad Allaoua
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