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 Toi ma fille que je n’ai jamais eu,
Petite brunette je t’aurai voulu,
Je t’aurai donné mes yeux bleus,
Ceux qui font chaviraient les messieurs.
J’essaie d’imaginer ton joli minois,
Tu te serais prénommé Jade ou Emma,
J’entends ton gazouillis tel le vol d’un ange,
Et je te vois gigoter dans tes langes.
J’aurai mis des petits nœuds dans tes cheveux,
Et tu m’aurais sourit d’un air malicieux,
Toutes les deux nous aurions joué à la poupée,
Et sur la couleur de sa robe, je t’aurais taquiné.
Tendrement dans mes bras, tu te serais endormie,
Berceuse de mon enfance pour une douce nuit.
Tu aurais aimé mes petites histoires,
Celle du petit lutin prénommé Grégoire,
Tout doucement, près de moi tu aurais grandi,
En devenant de plus en plus coquette et jolie.
Tu m’aurais confié tout tes petits secrets,
Et moi, je t’aurai avoué tous mes regrets,
Contre mon cœur, j’aurai partagé tes chagrins,
Et je t’aurais appris à croire au lendemain.
J’aurai voulu être en fait ta meilleure amie,
Dans les bons et les mauvais moment de ta vie.
Oh toi ! Ma jolie petite princesse,
Pour toi je deviens poétesse.

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