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AU LARGE DU GUEVEUR
Au large du Guéveur le vent fait sérénade
En bousculant les flots dans le petit matin
Des plages du Trégor allant au raz de Sein
Il rendra quelquefois le vieux marin, malade.
Dans le souffle acéré sous l’œil clair de la Vieille
Tous ces pauvres bateaux s’acharnent sur la vague,
Tandis que sur le port, le poète divague
En accordant ses mots pour le gardien qui veille.
Ar-Men, un peu plus loin, distille son éclat
Sur ce bel océan dans la guerre sauvage
Où quelques matelots iront livrer combat.
Aux quais des résistants je goute à la douceur
De la brise marine aux abords du rivage
En me disant que Sein suffit à mon bonheur.
jc blondel
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