larose le lundi 04 juillet 2011, à 11:02 Bonjour Avenance!! Un cris de révolte, des destinés d'un peuple, un cris de désespoir!!! Merci pour ce beau partage
amitiés |
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René le lundi 04 juillet 2011, à 23:26 dans ce texte aussi il y a de la poésie. Le (grand et vrai) poète breton (et nordiste par sa naissance) Claude Vaillant disait avec raison qu'on ne fait pas de la bonne poésie avec de bons sentiments. Ils ne suffisent. La poésie peut être parfois dure, violente, "rebutante" presque. Quand elle a de la tripe, elle a aussi de l'âme.
Par contre j'apporte un rectificatif : il n'y a pas de bonne ou de mauvaise poésie.Il y a poésie ou pas. Claude, mon ami, doit m'approuver, j'en suis sûr. Lui qui est maintenant de l'autre côté du miroir. |
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avenance le mardi 05 juillet 2011, à 01:35 Bonsoir, René, merci pour la lecture et l'appréciation; de très belles et profondes réflexions sur la poésie qui prend aux tripes et à l'âme, une poésie qui remue, qui "dérange" car alors elle va vers les fonds, vers l'essence même de notre condition charnelle et mortelle, vers la nudité et la cruauté de nos vies brèves, apeurées et tremblantes....Elle soulève ainsi les voiles pudiques et illusoires dont les "bons sentiments" recouvrent le Réel et couvrent nos regards.Décaper, forer, dévoiler et extraire au forceps, avec violence parfois comme vous le dites si bien, sans complaisance, tel est sans doute l'une des fonctions de la poésie.Dans ce texte, j'ai voulu signifier notre être-arraché au silence et à l'oubli par la "blessure" de la naissance, notre être-jeté dans l'énigme du monde et du Temps, notre être-déchiré et en attente de la Mort, l'impossibilité, peut-être, de la quête de Joie et de sérénité, d'une compréhension mutuelle entre les êtres, d'une "véritable" amicalité......" Ô mes amis, il n'y a pas d'amis! " disait Aristote dans une formule très énigmatique.....
Vous m'apprenez en même temps l'existence (et le décès hélas ) du poète Claude Vaillant et je vais me précipiter pour lire et connaître ses oeuvres.
Merci encore. Cordialement. Avenance. |
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domidom le mardi 05 juillet 2011, à 14:16 Un long texte profond, et comme de coutume très intéressant à décrypter, un sorte de décomposition de l'être humain, face à la vie, l'affrontement de l'homme face à sa naissance, et qui se doit par violence ou nécessité de partager, de diviser ces propres convictions, un personnage fictif, qui n'ose affirmer son verbiage par crainte du jugement ou l'incompréhension, un être qui se doit de tout accepter, en faux semblant pour tenter de trouver des individus, voir des amis susceptibles de le comprendre ou d'accepter ses raisonnements...
A nous de vivre sans illusion, et bien trop souvent dans l'indifférence d'autrui, mais avons nous d'autres choix ???
On ne peut vivre en accord permanent avec les autres, il faut quelquefois, aller au fond de soi- même, pour ne pas crier sa révolte et sa violence...
Du jour de sa naissance jusqu'à l'heure de sa mort, l'humain devra fournir un combat perpétuel envers et contre tout et tous....
Tu est mon cher Avenance , ce que moi, j'appellerai, le poète de l'esprit...
A bientôt mon cher ami et merci pour ce long texte...
Amitiés...Domie...
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avenance le vendredi 08 juillet 2011, à 22:36 Bonsoir, Domie, désolé de répondre si tardivement à ton commentaire qui est une véritable et profonde réflexion philosophique! Tu évoques la "décomposition" de l'être humain face à sa propre existence, l' affrontement, la division,l'
,'incompréhension et en effet, il faut nécessairement, dès la naissance, apprendre douloureusement la séparation, l'existence d'autres êtres, apprendre que nous ne sommes pas tout, que nous ne sommes pas seuls! Alors, nous nous inventons des personnages imaginaires auxquels nous nous identifions pour supporter cette séparation, des figures de mascarade qui représentent nos désirs et nos fantasmes et qui nous aident à sublimer le traumatisme de la scission. Il semble que nous vivions au moins deux vies parallèles, l'une réelle, trop réelle, celle de notre corps biologique, l'autre imaginaire et illusoire toujours en quête de reconnaissance, toujours à la recherche d'un autrui compréhensif et amical. Pourtant, comme tu le dis, l'accord permanent avec les autres est, du fait de l'individuation première, impossible et c'est un inlassable combat.....
Merci encore pour ces précieuses pensées. A bientôt. Amitiés. Avenance. |
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