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J’allume la lumière, observe ce miroir,
Mais je n'y aperçois que des traits fatigués.
J’éteins la lumière me plonge dans le noir,
Beauté! Quand du néant les yeux sont irrigués.
Tout est plus clair quant il n'est plus que la pensée
Pour voir et se rendre compte du chemin fait.
Tout est plus facile et cette envie d'avancer
Revient et ramène la vie d'une bouffée.
J’allume, et je tire un sourire d'illusoire,
Dégoutant rictus qui se moque du passé.
J’éteins puis retourne dans l'euphorie du noir,
Oublier cette réalité délaissée.
Et soudain me prend l'envie de dire je t'aime,
Je t'aime religion, horreur, misère, mort.
Mettre bouquet de rose au lieu de chrysanthème,
Tel est mon envie, mon voile de réconfort.
J’allume la lumière, et tien tête au paraitre,
Je résiste à la soumission et je m'efforce
A regarder en face ce passé de traitre,
Qui m'aura tant coupé les veines avec force...
Doucement se pansent nombres de cicatrices,
Et à travers pore s'évapore le mal...
C’est ainsi que je sens les joies révélatrices...
Renaissance suivant cette mort cérébrale...
Nieustanny
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