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Je passais le pont sur la mer .
Entre TREBOUL et DOUARNENEZ ,
Je sais pas si vous connaissez .
C’est dessus dans les airs
Je marchais de bon matin
L’air était humide , salin .
Toujours dans ce cas je regarde
Le large , le port dessous par mégarde .
Tous les jours j’ai une vue de mer
Belle toujours , parfois coléreuse
Comme on dit , il fait parfois du reuhz .
Et rien ne trouble les jours amers .
Plus que le soleil couchant
J’aime la bruine se levant
Humer les bruits portuaires
Respirer les sons de l’atmosphère .
Je revenais de la rue de la gare
D’ une gare qui n’existe pas
Cette ville est poétique et rare
Elle approche le réel à petits pas .
Elle est souvent surréaliste
Elle se rêve en artiste
Plus jolie qu’elle n’est
Mais toujours si pure et vraie .
C’est un concentré de poèmes
Ils flottent dans l’air bohème
Sur ce pont il y a toujours ces vents
Qui me frôlent , me trouvent innocent .
Je suis pourtant coupable de crime
Dans mes yeux , ma tête dans les cimes .
Je regarde souvent l’eau sombre du lac salé
Elle me dit vient pour te reposer
C’est les Gwerz de la ville d’YS
Qui montent des fonds des temps jadis
Je t’aime Dahut la mal-aimée
Frivole et blonde e, si exaltée .
J’aime cette eau qui s’accroche à ma peau
Qui me ruissèle sur les joues, mes lèvres brunes
Elle a un goût d’ambre et d’ amertume .
Elle dit le ciel , les vagues et les bateaux .
J’entends les râles des marins échoués
Ils crient la faim et l’ébriété
Ils restent sur les quais à attendre
Et rien n’arrive pour les prendre .
Je marche vite sous le crachin
Et puis je m’arrête soudain
Je voudrais vivre intensément .
Je veux devenir plus lentement .
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