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Meurtri par chaque mal qui frappe
Je suis meurtri par chaque mal qui frappe,
Qu’il soit à l’est, à l’ouest, au sud, au nord,
Son action ténébreuse fait vibrer la nappe
Où mon âme se relaxe à chaque aurore.
Je suis agacé par ce mal qui assomme
N’importe où, dans n’importe quel lieu,
Sans chercher à savoir qui nous somme,
Par son infinité, il ferme tous les yeux,
Se prolonge et se manifeste partout,
Par sa flamme ardente et rampante,
Il épuise les esprits, rend les êtres fous
Et éteint cette chandelle éclairante
Qui ravive dans les cœurs la lumière
De l’existence par la clarté première,
Qu’enfante l’aurore et la rosée matinale,
Par une symbiose qui nous parait banale.
Dad Allaoua
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