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NICOLAS
Mon enfant, je te regarde,
Ne comprends ce qui t’égare
Le temps a passé sur mes traits
Comme sur ton corps, tes pensées
Mes doux mots ne te vont plus
Et tu t’imagines adulte,
Ne m’accepte plus comme guide,
Ta liberté me rend maudite
Tant de maladresses, de tristesse
Je recherche ma place sans cesse
Ton envol précoce, mal assuré
Me livre à la nostalgie du passé
Grandir ensemble sans trop de désaccord
Nous demandera la patience, l’effort
Pour que chacun de nous ressente demain
La conjugaison infinie de nos liens
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