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Paysage prodigue aux rêves qui affleurent,
Semés vaille que vaille, épousant l'infini
D'un univers captif en terre de dénis
Et n'ayant pu germer qu'en rejets de nos pleurs.
Horizon éludé de longues vies de brume
Que dans l'instant, parfois, quelque soleil déchire
Mais dont on ne sait dire le meilleur ou le pire
Contraints à ces langueurs que nos peines exhument.
Décor paisible et froid ou les cœurs se reposent
D'avoir trop exalté leurs occultes fragrances
En espérant d'un reste indécis d'existence
Qu'il vienne s'accorder au futile des choses.
Atmosphère perfide aux heures qu'on délaisse
D'un temps déjà glissant du gel des nostalgies,
Mirages périmés ou dédale d'ennui,
En ces égarements que les années confessent
Un stérile dessein suicide nos envies….
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